La guerre des géants : le Niari a-t-il besoin d’un leader ou d’un gangster politique ?

0
990

Demain c’est aujourd’hui, l’avenir c’est maintenant dit-on. La prochaine élection présidentielle, se doit donc de se préparer maintenant. A cet effet, le Parti congolais du Travail, parti au pouvoir se fissure et est dans une crise de leadership. Les dignitaires comme Pierre Mabiala, Michel Mahinga, Emile Ouosso, Hermella Doukaga, Jean Jaques Mouanda, tous membres du parti au pouvoir face aux membres de l’Upads, Jérémie Lissouba et Honoré Sayi sont dans une course au pouvoir politique dans le Niari. Alors que ce département connaît des grands manquements en termes d’infrastructures de base, juste par l’insouciance des pouvoirs publics, et l’inconscience de ses filles et fils membres du pouvoir actuel  et passé.

Un leader est tout d’abord patriote. Mais, ceux qui sont là, ne sont que des gangsters politiques à la recherche de leurs propres intérêts. Le leader, c’est celui qui a la capacité de fédérer les masses, qui emmène  les hommes et les femmes vers un idéal commun : la justice, le développement social… Or, ceux qui se bouffent le nez aujourd’hui, ne font que du spectacle de mauvais gout, ils n’incarnent aucun idéal. Pour ceux du Pct par exemple, ils mettent seulement le parti au pouvoir en difficulté dans cette partie du pays occasionnant ainsi la  perte de l’électorat qui serait inévitablement un danger pour les échéances futures. 

C’est quoi le leadership d’abord ?

En un mot, le leader ne se décrète pas comme un chef de fil de l’opposition, on le vit par le charisme du prétendu. Dans le Niari, il y a à vrai dire quelques gangsters politiques, qui veulent se passer pour des leaders, car incapables de soulever des enthousiasmes pour que le peuple dise : voici l’Homme. Ce n’est pas au nom de l’argent qu’on devient chef ou leader. Les dernières élections législatives et locales en témoignent vu les résultats que le parti congolais du travail a eu dans ce département et précisément à Dolisie : «  je peux vous dire même qu’au Niari, après la mort de Pascal Lissouba,  il n y a pas de Leaders. Tous ceux qui viennent ne sont que des égoïstes, ‘’ des ventriotes’’ comme disait un certain député de Mougoundou nord. Ils sont là que pour leurs  ventres, leurs intérêts ». Ce sont des gangsters qui veulent s’imposer, des casseurs d’opinions comme ils sont aussi habitués à casser des immeubles.  Alors, « Si vous voulez devenir un dirigeant politique, faites-vous d’abord aimer, et accepter par la population. On ne danse pas confortablement et durablement dans les habits d’emprunt. Il est difficile de travailler avec conscience pour la réalisation d’une vision imposée »

Le leadership est donc le fait d’avoir une vision, la discipline de travailler pour sa réalisation et la capacité d’entraîner les autres dans celle-ci. 

Le Niari, un département pas comme les autres

Pour rappel, dans une déclaration rendue publique le 22 juin dernier, la JUPADS-Niari, dénonçait les agissements de Fred Makita en le présentant comme un affamé agissant pour les intérêts du ministre d’Etat Pierre Mabiala, traité par eux de ministre exsangue et de premier ministre raté :  « Depuis quelques temps, une cabale attentatoire à l’intégrité morale et même physique de l’UPADS et de ses dirigeants est entretenue par certains hommes politiques véreux, avides de pouvoir et en quête d’hégémonie dans le département du Niari en général et à Dolisie en particulier. Cette situation malheureuse, commencée par le déploiement des banderoles dont les messages incitent au séparatisme et à la haine ethno-tribale, porte les prémisses de l’empoisonnement de la quiétude et jette l’opprobre sur les populations de Dolisie habituées à vivre dans la tranquillité et la paix absolue. Le clou de cette situation est la déclaration faite, un dimanche 19 juin 2022 à Dolisie à la très haute attention du Chef de l’Etat par Messieurs MAKITA Fred, MOUBAMBA Arnaud et leurs acolytes commandités par le ministre d’Etat Pierre MABIALA comme le stipule bien ladite déclaration, insinuant d’une part, qu’ils représentent la jeunesse de l’UPADS-Niari et d’autre part avoir été commandités par les responsables de l’UPADS pour perpétrer les actes de vandalisme lors du referendum d’Octobre 2015 ». Comme pour clouer le ministre d’Etat Pierre Mabiala,  la jeunesse Upads Niari insistait sur l’investigateur de ses macabres projets de diviser le Niari. Ainsi, on pouvait encore lire dans cette déclaration : « que le ministre Pierre MABIALA, rappelons –nous avait promis mettre aux arrêts Monsieur le Président de la République Denis SASSOU NGUESSO et lui faire porter une tunique et culotte rouge, chose qu’il n’a jamais réalisée. Ce Ministre d’Etat exsangue et sociopathe à court d’idées apparait comme le plus grand commun diviseur du Niari, champion de la médiocrité à en croire les démêlées politiques avec les autres membres du Gouvernement et cadres du Département du Niari. Par ses pratiques exécrables, il se targue la prétention d’être le dépositaire du pouvoir politique dans le Niari remettant en cause parfois les choix du Chef de L’Etat.  Est-il aujourd’hui capable de justifier la gestion des fonds alloués pendant la municipalisation du Niari en 2006 à la construction du siège de la sous-préfecture et de la résidence du sous-préfet à Makabana ? Monsieur Pierre Mabiala, ce premier Ministre raté , instrumentalise certains jeunes au sein d’une fameuse dynamique pour la paix qui n’est autre qu’une dynamite constituant ainsi sa milice privée, distribue à tout vent de l’argent issu du bradage des terres à travers des contrats mal négociés privant la jeunesse des espaces permettant de réaliser des activités agropastorales à grande échelle. » Fin de citation.

La goutte d’eau qui a failli déborder le vase

Pour tous ceux qui ont suivi la campagne électorale du côté de Dolisie, nombreux ont été touchés par la nature des mots que véhiculaient les banderoles ethno tribales d’un candidat tête de liste Pct aux locales 2022. Des banderoles aux mots insensés : « tous les punu, kuni, bouissi et loumbou devraient barrés la route au district de mayoko, donc les Nzebi ». Un message sectaire, tribal pour diviser ce peuple, qui depuis des décennies vit en parfaite harmonie au bénéfice du département du Niari. Pourquoi  alors allumer ce feu et chercher à diviser ce département ? Ceci est un danger pour l’avenir du Pct dans le Niari et la réduction des chances de Denis Sassou N’Guesso pour l’avenir. Quel est donc ce leader qui travaille pour la division et non de fédérer les masses ?

Enfin, pour un lecteur de Polele-Polele habitant Dolisie « Ce qui s’est passé du côté d’un prétendu riche-leader du Niari membre du parti congolais du travail à l’arrondissement 1, pendant les dernières législatives est une patente réalité pitoyable d’un manque certain de savoir-faire politique. Et surtout, de l’amateurisme qui caractérise souvent les hommes politiques qui font la politique avec un petit « p ». Parler dans tout cela de leadership, c’est en mourir de rire, et au risque d’être désobligeant. Personne ne semble pour le moment incarner ce leadership au Niari. Ceci est un point de vue strictement personnel » a-t-il renchéri.

Affaire à  suivre.