16.070.946.500 FCFA pour une gestion durable des terres 

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Photo de famille

La journée du lundi 19 décembre a été marquée par la signature de deux conventions de financement du programme d’utilisation durable des terres entre la République du Congo représentée par la ministre Ingrid Olga Ebouka Babackas et l’Agence française de développement représentée par son directeur, Maurizio Cascioli.

Ces conventions de financement ont été subdivisées en deux exemplaires, dont une relative au financement en subvention de l’AFD et l’autre relative au financement délégué par le CAFI. Cet acte relatif au programme d’utilisation durable des terres (PUDT) s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la république du Congo et l’initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale à travers l’agence française de développement. 

Evalué à hauteur de 24,5 millions, soit 16 milliards 70 millions 946 mille 500 FCFA, pour une durée de cinq ans, ce programme vise à structurer l’approche nationale de l’aménagement du territoire, en accompagnant l’élaboration du plan national d’affectation des terres (PNAT), d’un schéma national d’aménagement et de développement du territoire (SNAT) 2025 et de deux schémas départementaux (SDAT) pilotes, dès lors ses résultats participent incontestablement au succès planifié de la diversification de l’économie nationale à travers l’adoption d’outils précis de gouvernance territoriale. 

« L’agriculture se déploie sur les terres rurales, il est donc heureux que dans le cadre de notre partenariat avec le CAFI, nous signions aujourd’hui ce programme d’utilisation durable des terres (PUDT) dont l’objectif général est de définir un processus inclusif et concerté de planification des usages et d’utilisation desdites terres au niveau national », a déclaré Ingrid Olga Ebouka Babackas, ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale représentant le ministre Jean Baptiste Ondaye, ministre en charge de l’économie et des finances. 

Ce programme est mis en œuvre par quatre ministères : le ministère de l’aménagement du territoire, des infrastructures  et l’entretien routier  (MATIER) ; le ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche (MAEP) ;  ministère de l’économie forestière (MEF) et le ministère de l’environnement, dudéveloppement durable et du bassin du Congo. « Les retombées de ce programme seront importantes puisqu’elles doivent permettre de généraliser et enraciner des pratiques et usages harmonisés du territoire, assurant une utilisation durable des terres et des ressources naturelles, la préservation des forêts et des tourbières et une trajectoire de développement bas-carbone », a ajouté la ministre. 

Le PUDT offre, l’opportunité pour le pays, non seulement de remplir ses engagements pris auprès de la communauté internationale, mais également d’inscrire les objectifs de son plan national de développement(PND) 2022-2026 dans une trajectoire bas-carbone, responsable et plus résiliente. 

De ce programme inscrit dans les stratégies nationales de développement, trois Impacts principaux sont recherchés, il s’agit de: la diversification de l’économie au niveau national et territorial ; la satisfaction des besoins alimentaires et énergétiques des populations, usages harmonisés du territoire assurant une utilisation durable des terres et des ressources naturelles, et une trajectoire de développement bas-carbone.

De son côté, Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a souligné le caractère important de la préservation des forêts et des tourbières. « Nous le savons tous le bassin du Congo abrite l’un des patrimoines naturels le plus important au monde certainement vital pour la planète, une ressource très précieuse pour tous. Nous devons préserver cette ressource… Je suis convaincue que l’environnement et le développement sont les deux faces d’une même pièce. Il n’ya pas de développement sans protection de la planète et pas de protection de la planète sans développement durable ».

Réaffirmant le soutien de la France au Congo, elle a signifié que le programme d’utilisation durable des terres permettra de soutenir les efforts intégrés par le Congo pour l’aménagement de son territoire. Très concrètement, cette planification va permettre au Congo d’une part de mettre en place une agriculture zéro déforestation et d’autre part d’assurer une gestion durable des terres. 

« C’est l’objectif très ambitieux que le Congo s’est fixé et que la France est très fière d’accompagner. Désormais nous devons mobiliser toutes les parties prenantes publiques, privées ; financières et techniques. Ce projet devra produire des résultats rapides nous sommes en état d’urgence climatique », a-t-elle conclu.  

Dans son opérationnalisation, les partenaires techniques appuieront, dans leurs domaines de compétence respectifs, les parties prenantes dans la conduite des activités du programme. Ces partenaires sont : le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), le Center for International Forestry Research (CIFOR), le Wildlife Conservation Society (WCS), le World Resources Institute (WRI) et le Fonds Mondial pour la Nature (WWf).  Expertise France assurera l’Assistance à  Maitrise d’ouvrage.

L’AFD, en tant qu’entité délégataire, mettra en œuvre les fonds selon les procédures accréditées, et sera soumise à un certain nombre d’obligation de redevabilité, dont le rapportage annuel technique et financier aux entités délégantes (CAFI et UE pour le PI-PUDT) conformément aux conventions de délégation.

Rappelons que l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI) est un fond fiduciaire multipartenaires (MPTF ou «Multi-Partner Trust Fund ») des Nations Unies et une plateforme de dialogue politique qui vise à soutenir les pays d’Afrique centrale dans la poursuite d’une voie de développement à faibles émissions qui assure la croissance économique et la réduction de la pauvreté tout en protégeant les forêts et les ressources naturelles dont dépendent les populations.Il est soutenu par sept pays européens, la République de Corée et l’Union européenne.