A.B.B: «Les architectes devraient s’impliquer davantage en mettant à profit leur créativité dans la recherche des solutions»

0
713

Puiser dans l’identité culturelle pour apporter des solutions aux défis que traversent le monde actuel a été la recommandation du président de l’ordre des architectes du Congo, Antoine Beli Bolokoujoue le 25 novembre dernier à Brazzaville, lors du forum des architectes de l’Afrique francophone.

Le forum des architectes francophones a été le canal par excellence au cours duquel les acteurs de ce secteur ont été encouragés à s’appuyer sur la force de la francophonie afin d’apporter des solutions efficaces aux problèmes auxquels font face leurs pays.

La République du Congo a été honorée d’accueillir ce forum organisé par l’Ordre des architectes du Congo en partenariat avec la Fafa, l’Alliance des architectes francophones du monde et l’Union internationale des architectes (UIA).

Des délégations venues de la RDC, la Centrafrique, le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Niger, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal,  le Mali, la Guinée Bissau ont participé à ces assises autour du thème «l’architecture pour le bien-être: réparer la ville ».

Une thématique selon le président de l’ordre des architectes du Congo, Antoine Beli Bolokoujoue qui a caractérisé la célébration de la journée internationale de l’architecture. 

Dans son allocution, il a fait remarquer le rôle que doivent jouer les architectes au sein de la communauté en mettant à profit leur savoir-faire.

« L’architecture pour le bien être, réparer la ville est un thème d’actualité. L’architecture pour le bien-être  est le thème choisi par I’UIA pour célébrer la journée mondiale de l’architecture 2022.

Réparer la ville, c’est aussi la création d’un lien personnel entre l’humain et son territoire. Une attache presque intime afin de lutter contre la destruction quasi systématique de la ville. Réparer la ville en changeant le regard sur un lieu plutôt qu’en le rasant », a affirmé Antoine Beli Bolokoujoue, président de l’ordre des architectes du Congo.

« La diversité culturelle est l’héritage commun de l’humanité en tant que forme incontestable d’identité et étant le facteur clé d’un développement responsable sur le plan architectural. C’est pour cela que le savoir et la profession des Architectes sont impliqués dans le temps, l’espace, la technologie, la pédagogie et aujourd’hui, sur l’irréversibilité du changement climatiques, l’intégration des sources d’énergie renouvelables, itinéraires obligatoires dans la conception architecturale et urbaine, devant permettre tant soit peu de réparer nos villes », a-t-il poursuivi.

C’est dire que les architectes doivent retourner aux sources pour participer à l’amélioration des conditions de vie dans le milieu urbain mais aussi par leur expertise à lutter contre les changements climatiques.

Par exemple, la construction des maisons devrait faire l’objet de plus d’innovation que de reproduction par rapport aux réalités locales actuelles. Les bâtisses devraient être érigées en tenant en compte les aspects liés au climat à l’identité culturelle…

Pour le président du conseil départemental et municipal de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba,  la poursuite du soutien de la fédération des architectes francophones d’Afrique  serait d’une grande aide autant pour les unités publiques que privées.

Quant au discours de Fodé Diop (FAFA), il a été semblable à la continuité du mot du président de l’OAC. En effet, il a attiré l’attention des architectes sur leur apport dans la résolution des problèmes d’urbanisme des villes.

Le président de l’Union internationale des architectes, (UIA), Cortes Delgado José Lui, a dans son mot linéaire encouragé tous les acteurs de la société à participer au forum de Copenhague. Aussi, le mexicain a rappelé l’importance capitale d’un développement durable des villes à l’heure où l’humanité est confrontée aux difficultés liées au changement climatique.

Des panels aussi riches qu’évocateurs abordant les problématiques très connues de la société africaine : la réparation des villes en passant par l’occupation anarchique des villes  à l’inadéquation des villes, l’assistance a été largement servie.

En rappel, c’est en 2021 que le précédent forum sur l’architecture francophone a eu lieu à Djerba, en Tunisie.