73 PERROQUETS GRIS DU GABON RELACHES DANS LA NATURE DANS LA RESERVE DE TCHIMPOUNGA

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Plus de 140 perroquets gris du Gabon avaient été saisis entre les mains de présumés délinquants fauniques depuis fin novembre 2021. Perroquets qui avaient été successivement confiés à l’équipe de vétérinaires de l’Institut Jane GOODALL à Tchimpounga dans le Département du Kouilou où ils sont bien traités et réhabilités en vue de pouvoir les relâcher. Après plusieurs mois de soins, 73 perroquets gris du Gabon ont déjà retrouvé leur liberté. Plusieurs autres le seront prochainement.

Au total, cinq différentes opérations avaient été réalisées par les éléments de la Gendarmerie nationale et les agents des Eaux et Forêts avec l’appui technique du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage) au cours desquelles ces perroquets gris du Gabon avaient été saisis entre les mains des présumés délinquants fauniques.

Les opérations avaient été menées dans quatre  localités du pays à savoir, au village de Lifoula au nord de Brazzaville et à Brazzaville en novembre et décembre 2021, à Oyo dans le Département de la Cuvette en février et à Makabana dans le Département du Niari en juillet 2022. Six (6) présumés trafiquants de perroquets gris du Gabon ont été interpellés. L’un d’entre eux a déjà été condamné à deux ans de prison ferme et pour les autres leurs différents procès sont toujours en cours.

Pour rappel, ces présumés trafiquants avaient été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de perroquets gris du Gabon, animaux intégralement protégés. Soleil, privation de liberté, mauvais traitement ont été entre autres problèmes rencontrés par ces animaux pendant cette période où ils étaient maintenus en captivité. Certains perroquets avaient même été trouvés morts juste après les saisies et d’autres sont décédés dans les jours qui ont suivi. Les mauvaises conditions de détention et transport infligées par ces individus auraient été les causes de ces pertes.

Les animaux sauvages ne sont pas un moyen de divertissement et ne devraient pas être des animaux de compagnie. Ils peuvent être porteurs de maladies contagieuses à l’homme et vice versa. Il est important de ne pas capturer, abattre, blesser ou de détenir ce genre d’animaux proche de sa famille.

Le Congo, qui s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction, reste vigilant et sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Signalons que, la capture, la détention, la circulation et le commerce du perroquet gris du Gabon sur l’ensemble du territoire national est strictement interdit.